Je suis entré à la CTBU en 2000. A ce moment-là, pour moi, la France, c’était des bâtiments anciens, des visages inconnus, une langue étrange, des images et des textes que je découvrais. Images dont se dégageaient un sentiment très romantique. Par curiosité et attiré par ce que je pensais être la France, j'ai décidé d’intégrer le programme de coopération sino-français de l'école et je suis parti étudier dans ce pays magnifique en 2002.
A mon arrivée en France, tout n’était que nouveautés et défis. Les cours, sans manuels, reposaient sur la prise de notes en classe donc je me suis senti très vite un peu perdu. Mon expression orale encore pauvre a donné l’impression à mes camarades que j’étais timide lors des premiers échanges. Au quotidien, j’ai dû apprendre à tout faire tout seul. Moi, qui avais l'habitude d’être protéger et aider par mes parents, j’ai souvent été découragé. La barrière linguistique et les différences culturelles ont rendu difficile l’établissement de relations amicales avec mes camarades français. Je me sentais seul. Avec le temps, j’ai réalisé que c’était juste temporaire et nécessaire. En effet, tant qu’on garde en tête ses rêves, qu’on fait des efforts et qu’on persiste, alors les choses s’améliorent petit à petit. Les petits chagrins du quotidien, les longues prises de notes, mes camarades chahuteurs et le sourire des professeurs... Tout ça, c'était ma vie en France!
Après l’obtention de mon diplôme, j'ai débuté ma carrière professionnelle dans le commerce entre la France et la Chine. Cela n’a finalement pas marché en raison de mon manque d'expérience ainsi que d'autres facteurs. Toutefois cette expérience m’a permis de me faire beaucoup d'amis et surtout de voir la société française sous un autre angle. Même avec le recul, la tristesse et la joie que j’ai ressenti sont encore vivaces dans ma mémoire. J'ai été chanceux qu’un échec me permette de découvrir de nouveaux horizons et m’offre un avenir meilleur.
Le temps a filé. En rédigeant ces quelques lignes, je prends conscience que mes études en France font déjà parties de mes souvenirs. Toutefois, j’ai la chance que mon travail et ma vie restent étroitement liés au français et en même temps à la France qui m’est devenue familière. Actuellement, en tant que représentant de ESBC en Chine, mon travail consiste à développer et à approfondir les échanges et la coopération sino-français. En tant que président de l’ESBC en Chine, je m’efforce à diffuser la langue et la culture française. Etant également le responsable de HS (magasin de vin), je me donne sans compter pour faire connaître au plus grand nombre les vins dont les Français sont si fiers. J'espère ainsi faire mieux connaître la France aux Chinois et que l'amitié entre la Chine et la France durera éternellement.
Enfin, en tant qu'ancien étudiant qui a étudié, vécu et travaillé en France, je suis très reconnaissant à Club France de m’avoir fourni une plateforme me permettant de partager mes expériences avec d’autres personnes. Si mon histoire peut aider des étudiants en France ou ceux sur le point de partir, alors j’en suis très heureux. Avec les années, beaucoup de gens et beaucoup de choses ne sont plus. Grâce à Club France, je peux garder vivant cette période de ma vie. Avec le temps, les souvenirs s’estompent mais le sourire reste vif.








